
Les conditions de la séparation de corps
Le principe est le renvoi au divorce, l'époux qui présente une demande en divorce peut en cours d'instance y substituer une demande en séparation de corps, la substitution inverse est interdite. Ne pouvant, comme le divorce résulter que d'une décision judiciaire, elle ne peut être prononcée dans d'autres cas ou plus facilement.
Le code civil est clair à ce sujet, les conditions de la séparation de corps sont les mêmes qu'en cas de divorce, ainsi les époux peuvent se séparer de corps soit par consentement mutuel, soit pour faute, soit pour altération du lien conjugal.
-Séparation de corps par consentement mutuel : La séparation de corps sur requête conjointe est une illustration du divorce par consentement mutuel. A la lumière des expériences étrangères et d'aspirations générales, on a pu considérer que ce mode de rupture pouvait être de nature, non seulement à supprimer une hypocrisie, mais aussi à dédramatiser le divorce, dans l'intérêt des parents et des enfants.
-Séparation de corps pour faute : Dans ce cas, un époux demande une séparation de corps pour faute lorsque l'autre époux refuse la séparation de corps par consentement mutuel.
-Séparation de corps pour altération du lien conjugal : Se prononce lorsque l'un des époux quitte le domicile conjugal pendant deux ans.
Afin d'introduire la séparation de corps, tous comme le divorce, il suffit de faire déposer une requête par un avocat auprès du Tribunal de Grande Instance du lieu de résidence des époux, en effet sur le plan procédurale, la séparation de corps ne présente pas de particularité spécifique par rapport à la procédure de divorce.