
Toutes personnes peuvent écrire son testament dès l'âge de 16 ans. Selon le Code civil français, il existe 3 formes de rédactions du testament à savoir le testament olographe, le testament authentique et le testament mystique.
Le testament olographe est caractérisé par son contenu rédigé à la main du testateur. Ce type de testament est le plus reconnu et utilisé grâce à sa simplicité au niveau de sa rédaction. Ce testament doit être daté et signé par le testateur. Également, le testament olographe doit exprimer clairement la volonté du testateur ainsi que la désignation avec précision les légataires.
Le testament authentique est une autre forme de testament présentée par le Code civil français. Il s'agit d'un testament rédigé soit à la présence d'un notaire et deux témoins, soit à la présence de deux notaires et un témoin.
Le testament authentique est caractérisé par l'intervention d'un professionnel à la rédaction seulement, le testateur doit exprimer sa volonté clairement sans aucune influence du notaire ou autres personnes.
Le notaire a aussi un rôle consultatif, il s'intervient dans la rédaction afin d'éviter les difficultés ultérieures telles que l'ambigüité du testament.
La troisième forme du testament présentée par le législateur français est nommée testament mystique. Cette forme de testament peut être rédigée par le testateur ou même un tiers, l'essentiel qu'elle exprime la volonté du testateur. Ce testament est déposé sous pli cacheté auprès d'un notaire, en présence de 2 témoins.
Le testament mystique garantit au testateur la confidentialité et la sécurité de son testament.
Parfois, le testament peut soulever certaines difficultés pratiques surtout s'il est mal rédigé ou il comporte des omissions ou imprécisions juridiques.
Toutefois, face à l'ambigüité du testament il existe deux modalités d'interprétation.
La première modalité d'interprétation est effectuée par le notaire qui propose aux héritiers de rédiger une convention d'interprétation du testament par laquelle il se charge de donner le bon sens aux dispositions figurées dans le testament afin de les exécuter. Si la décision prise est acceptée à l'unanimité des héritiers, elle sera admise par l'administration fiscale.
Dans le cas où les héritiers ne parviennent pas à s'entendre, ils doivent se recourir au tribunal de grande instance en leur demandant de trancher leur conflit.